ITW // COSMO (FR)

Issue d’une famille d’artistes, Cosmo quitte une carrière prometteuse dans le mannequinat pour embrasser des études de graphisme. Qu’elle complétera ensuite avec une spécialisation en illustration. Et grand bien lui en a pris!

Cosmo livre des oeuvres originales, dans lesquelles on retrouve des éléments empruntés tantôt à l’art néo-classique (dans les formes, les drapés, les compositions…), tantôt à la BD franco-belge (usage de la ligne claire) ou encore au Pop Art (dans l’emploi de couleurs saturées et des sujets représentés). Un mélange riche et explosif, plein de peps et de malice.

Véritable ode à la féminité, son travail met souvent en lumière des femmes fortes, résolument glamour, sorte de guerrières des temps modernes. NOSHi avait envie d’en savoir plus sur son univers foisonnant et atypique et est parti à la rencontre de l’artiste.

Bonjour Cosmo! Peux-tu te présenter brièvement?

Je m’appelle Cosmo, je suis illustratrice et passionnée de bande dessinée et de peinture. J’habite en bord de mer en Normandie après 10 ans à Paris, et j’y suis beaucoup plus heureuse!

Comment es-tu arrivé à l’illustration?

J’ai travaillé en tant que mannequin à plein temps, et assistante de production à moindre mesure pendant près de 10 ans. La mode est un milieu riche en créativité et très intéressant mais je n’étais qu’un cintre. Je sentais que je n’étais pas à ma place même si cela m’a permis de gagner ma vie et de voyager. J’ai décidé, à 20 ans, de reprendre des études en Art à Paris. Je suis sortie de l’ECV Paris avec une licence en design graphique spécialisation illustration 3 ans après. J’avais toujours dessiné et c’est ce qui me semblait être une des seules choses que je pourrai faire au quotidien sans jamais me lasser. Et je suis débrouillarde, je n’avais pas peur d’être free-lance.

Comment définirais-tu ton style?

Un mélange de plein d’inspirations différentes, réinterprétés avec une ligne claire évocatrice de la BD franco-belge des années 40 à 70, et beaucoup de drapé. Le tout avec des palettes colorimétriques très riches.

Où puises-tu ton inspiration?

Dans la peinture, la vieille presse américaine, autour de moi…

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ta manière de travailler? Depuis le choix du sujet jusqu’à la technique, les outils que tu utilises, l’emploi des couleurs, etc.

Je n’ai pas vraiment de façon de travailler… Parfois j’ai une idée assez précise de ce que je veux et j’avance assez vite dans cette direction. À d’autres moments, je cherche en regardant plein d’images, beaucoup de peintures, préraphaéliques ou autres. D’un coup cela peut me venir.

Qu’aimes-tu faire quand tu n’es pas en train de dessiner?

Manger, c’est certain. J’aime bien peindre des supports atypiques, pierre ou tranche de bois, vieux meubles. Lire des bandes dessinées de la collection qu’on a avec mon père, profiter de mes amis et de mon chat. Nager, beaucoup aussi.

Peux-tu citer quelques artistes que tu admires et nous expliquer pourquoi ils sont importants pour toi?

Beaucoup de peintres sont importants pour moi, car ils ont défini mes premières images de la féminité, de la façon gracieuse dont les femmes se tiennent au niveau pictural. Permis eux : Jan Van Eyck, John William Godward, Dante Gabriel Rossetti, John William Waterhouse.. Mais aussi des dessinateurs de bande dessinée, qui m’inspirent beaucoup ; Tibet, Will, Hergé, Jacobs, Jijé…

Tu as réalisé un bon nombre de pochettes d’albums. Quel est, pour toi, le meilleur album de tous les temps?

La musique est très importante pour moi. Le meilleur album de tous les temps en terme de design ? Wow, aucune idée, il y en a tellement… J’adore toutes les pochettes du label Blue Note, les plus rétro parfois aussi…

As-tu une devise, un motto à partager?

Pas vraiment, haha ! Je suis assez nulle pour ça…

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