ITW // CAPITAN KLAVIS (MX)

Capitan Klavis est un artiste mexicain qui orne les murs de la péninsule du Yucatan de ses persos joviaux et souriants. Au cœur de son travail on retrouve l’harmonie de l’homme avec la nature, un thème très cher aux yeux de Klavis. “Buena vibra” est définitivement le terme qui conviendrait pour définir le travail du Capitan Klavis!

Nous avons eu la chance de le rencontrer le temps d’un jus de fruit pressé, dans un bar de Playa del Carmen. Il a gentiment répondu à quelques questions pour NOSHi.

Bonjour Klavis! Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Capitan Klavis, je suis mexicain, je viens de la ville de Guadalajara, dans l’état de Jalisco mais j’habite depuis 10 ans dans la station balnéaire de Playa del Carmen. J’ai 32 ans.

D’où vient ton nom Capitan Klavis ?

Klavis est un surnom que m’ont donné mes amis depuis que je suis petit et qui m’a toujours suivi. Tout le monde me connaît sous ce nom-là. Quand j’ai commencé à peindre, je cherchais un nom symbolique pour représenter mon œuvre. Et c’est là qu’a surgit la figure du Capitaine. Avant de me dédier à la peinture, j’ai été instructeur de plongée. J’ai quasiment vécu en mer plusieurs années. Je me suis familiarisé avec les marins, la capitainerie, et c’est un monde qui me plaît énormément.

Quelles sont tes sources d’inspiration ?

La mer est une des principales. Enfin, la nature en général. J’aime bien représenter la coexistence de l’humain et de la Nature. Dans mes réalisations, il y a toujours un personnage central entouré d’éléments naturels. C’est une manière pour moi de rappeler que l’Homme et la Nature partagent le même espace et qu’il faut absolument qu’on co-habite.

J’aime aussi bien représenter des personnage inspirés de sculptures antiques, spécialement les sculptures pré-hispaniques vu que je suis mexicain. Je leur donne aussi parfois une touche hindoue ou africaine. Ou alors, je mélange tous ces éléments créant une culture hybride, qui puise dans toutes ces cultures antiques à la fois.

Quel est le message que tu désires passer par tes fresques ?

Le message que j’aime bien faire passer est de faire attention et préserver la nature, maintenir la convivialité, la paix, l’harmonie. Je pourrais utiliser un ton très agressif pour faire passer mon message mais j’ai décidé de faire le contraire.  A la place de dire « ne tue pas ! » en représentant quelqu’un qui tue, je vais plutôt représenter une scène de paix et insister sur le beau, le joli. C’est une manière de protester mais d’une manière positive.

Comment es-tu arrivé à la peinture ?

Je suis complètement autodidacte. J’ai étudié le graphisme mais c’était très branché sur la création de logos pour les entreprises, la publicité… je n’y ai rien appris sur l’art. J’ai d’abord commencé comme illustrateur. Puis j’ai commencé à expérimenter de nouvelles choses et j’ai glissé tout doucement vers la peinture. Je continue à faire des illustrations mais j’essaye de leur donner une dimension plus « arty ».

Une grande partie des murs que je peins sont des commandes. J’ai la chance que les gens viennent me chercher pour ce que je fais et ils me laisse beaucoup de liberté pour faire ce que je veux. Et même si parfois j’ai des consignes à respecter au niveau du thème ou de la composition, j’essaye toujours qu’on puisse identifier mon travail.

As-tu un projet, mural, dessin, qui te tiens plus à cœur que les autres ?

Pour moi, ils sont tous importants ! Mais j’ai eu la chance de réaliser un mur commémoratif à la nomination d’Isla Mujeres (une île au large de Cancun) en tant que Pueblo Magico, i y a 4-5 ans. C’était très impressionnant parce qu’il y avait tous les officiels, ils ont mis une petite plaque, etc.

J’ai aussi fait un énorme mur à Guadalajara, presque 4000m2 de surface, dans un parking. J’ai été occupé presque un mois là-dessus. On travaillait le soir et tôt le matin pour ne pas trop perturber la circulation. Je crois qu’il y est toujours mais on ne le voit presque plus à cause de la suie des pots d’échappements. Mais comme je te le dis, tous les projets sont importants ! Parfois, je vais à des festivals et la pièce que je fais n’est peut-être pas la meilleure mais le fait de rencontrer tous ces artistes, de partager et passer du bon temps, rend le projet important.

Quel est le projet que tu rêverais de réaliser ?

J’ai eu la chance de déjà réaliser une grande partie de mes rêves ! Je voyage beaucoup pour mon travail et j’adore ça ! J’ai déjà participé à des festivals de renom, j’ai pu peindre aux côté de grands noms dans le monde du street art. J’ai déjà accompli pas mal de choses. Mais j’aimerais bien participer à plus de festivals et réaliser des pièces toujours plus grandes. Au plus grand, au mieux !

Si tu devais choisir un style de musique pour refléter ton art ?

Cela pourrait être de la musique de méditation pour le côté spirituel. Mais aussi de la musique un peu « surf », tropicale.

Quel conseil donnerais-tu aux artistes débutants ?

Le plus important est de toujours chercher à progresser. Ne jamais cesser d’étudier, d’apprendre, d’expérimenter. Ne jamais cesser de travailler et ne pas se décourager. Ne pas se laisser influencer par les gens qui vous diront que l’art ne mène nulle-part. Si c’est ton rêve, suis-le et ne laisse personne te dévier de ton chemin.

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