ITW // ANDREA DE LUCA (IT)

Né à Florence, l’artiste Andrea De Luca cultive depuis son enfance une passion pour les vieux livres illustrés et pour les gravures anciennes. De ces dernières, il tire ses lignes fines et claires et ses hachures si caractéristiques. Dans les compositions d’Andrea De Luca,  gravure, dessin et digital se rencontrent et se croisent pour donner naissance à des œuvres vintages mais résolument modernes. Ce doux mélange entre passé et présent est ce qui rend les pièces de De Luca si uniques.

Nous avons eu envie de lui poser quelques questions pour NOSHi.

Bonjour Andrea! Peux-tu te présenter en quelques mots?

J’ai 31 ans, je suis né et j’ai grandi à Florence, en Italie. Je me sens très chanceux de vivre ici et d’être inspiré quotidiennement par cette ville fascinante. Mes études ont pris différentes directions avant que je ne redécouvre ma vraie passion pour le dessin.

Comment es-tu arrivé à l’illustration? Et à la gravure?

Mon père est peintre, j’ai donc grandi au milieu de pinceaux, de papier et de crayons. C’était facile de passer son temps à dessiner. J’ai aussi été fortement influencé par les livres illustrés pendant ma jeunesse. Je passais mon temps à les lire, à les re-lire. Et puis, j’ai trouvé une formation de deux ans en gravure au Florence Art Institute et je suis tombé amoureux de cet univers.

Comment définirais-tu ton style?

Mon style provient de cet amour pour les gravures antiques. J’essaye de répliquer ce look vintage avec des hachures fines et je le mélange avec un peu de travail digital. On pourrait dire que c’est un peu un style gravure sur bois.

D’où vient ta passion pour les gravures anciennes?

Probablement des livres. J’étais attiré par les réalisations de Gustave Doré, par les illustrations qu’Édouard Riou a réalisé pour les romans de Jules Verne, etc. Ce qui m’attire dans ces gravures anciennes n’est pas seulement l’illustration en elle-même, c’est aussi tout le travail graphique qu’il y a autour: la typographie, les bannières, les ornements et tous ces petits détails surprenants.

Peux-tu nous en dire plus sur ta manière de travailler? Quelles sont les différentes étapes de création? Quels sont les outils que tu utilises?

Il s’agit d’un processus assez commun: tout d’abord, je fais des recherches de référence et d’ambiance. Ensuite, je fais des croquis bruts au crayon. Une fois que je suis satisfait de la composition, je l’améliore un peu afin de la soumettre au client et d’obtenir son approbation. Le résultat final est généralement réalisé en digital avec une tablette WACOM, Photoshop et Illustrator.

Quels sont les artistes que tu admires et pourquoi?

On va dire le graveur Hendrick Goltzius pour son incroyable précision. Sergio Toppi pour sa capacité à créer des univers à l’aide de son encre. Et Tony Wolf pour m’avoir offert les meilleurs livres pour enfant de tous les temps.

Qu’est-ce que tu aimes faire quand tu n’est pas en train de dessiner?

J’ai été joueur de basketball et c’est une passion qui me dévore encore aujourd’hui. J’aime aussi bricoler et créer des accessoires et objets étranges, comme mes récentes boîtes d’allumettes.

J’ai lu sur ton site que tu étais fan de cinéma. Quel est ton film préféré?

C’est sans doute la question la plus difficile. Mais dans mon top 5, il y aura toujours une place pour La Jetée de Chris Marker.

*****

Retrouvez Andrea de Luca sur:

SiteInstagramBēhance