ITW // AKVILE MAGICDUST (LT)

Un univers gorgé de couleurs, à la fois poétique et rock’n’roll, voilà qui définirait bien le style de l’illustratrice Akvilė Misevičiūtė ou Akvilé Magicdust. Dans son monde, les fantômes et les chauves-souris font du skateboard, les tigres et les aliens sont les meilleurs amis du monde et les dauphins prennent du bon temps dans des “humanariums”.

Diplômée à la LUCA School of Arts de Bruxelles, Akvilé Magicdust exerce en tant qu’illustratrice freelance depuis sept ans. En 2018, elle remporte un prix orchestré par WeTransfer et le festival ELCAF (East London Comic Arts Festival) qui lui permet de publier sa première BD Tropical Wildchilds.

Elle est aussi l’auteure de Lucy, The Confused Girl, une série de comics publiés sur le site de VICE.

Akvilé Magicdust a gentiment accepté de répondre à quelques questions pour NOSHi, voici le résultat de cet entretien.

Bonjour Akvilé, peux-tu d’abord te présenter en quelques mots?

Je suis une rêveuse, skateuse, illustratrice et dessinatrice de BD. La plupart du temps, j’habite à Vilnius, ma ville d’origine.

Qu’est-ce qui t’a poussé à devenir illustratrice?

Quand j’étais ado, j’avais deux passe-temps: le dessin et le théâtre. J’ai tout simplement choisi la discipline que je préférais entre les deux. Je n’ai pas trop pensé au futur et aux débouchés, c’était plutôt un choix intuitif et naturel. Il était évident depuis le départ que je n’allais pas m’engager dans des études juridiques ou scientifiques mais que j’allais plutôt m’orienter vers des études d’art, littérature ou de sciences humaines.

Tu as une palette de couleurs bien spécifique, usant de couleurs vives et douces à la fois. Comment en es-tu arrivé à utiliser ces couleurs-là?

J’utilise des couleurs pastel pour mes illustrations et des couleurs vives et tropicales pour mes BDs. J’aime juste bien ces couleurs. J’imagine que c’est comme choisir un style de musique plutôt qu’un autre.

Quelle est ta principale source d’inspiration?

Les choses qui sortent de l’ordinaire que j’observe quand je voyage ou juste parfois des faits qui surviennent dans la vie quotidienne. Ce qui m’inspire aussi beaucoup c’est la musique, les histoires de mes amis, mes propres histoires et tous les objets qui me paraissent visuellement beaux.

Quels sont tes principaux clients?

Je travaille régulièrement pour des projets culturels en Lituanie. J’ai parfois l’occasion de faire des affiches pour des concerts, parfois des illustrations pour des magazines internationaux. J’ai aussi fait des comics pour VICE magazine.

De toutes tes réalisations, y a-t-il un projet qui te tient le plus à cœur?

Ma BD Tropical Wildchild a été un projet très spécial, qui m’a demandé beaucoup d’énergie. C’est aussi mon premier ouvrage publié, avec une histoire qui ne soit pas issue d’une commande. Les BDs sont compliquées à réaliser car il y a une tonne d’éléments différents auxquels penser. J’ai aussi aimé produire des nouvelles œuvres pour mes dernières expositions à Vilnius, Barcelone et Vienne. J’ai pris beaucoup de liberté et, de manière générale, peindre est un rituel que j’apprécie énormément.

D’après toi, quel morceau de musique se marierait le mieux à ton univers visuel?

Je pense que la musique de Kali Uchis pourrait bien refléter le côté doux et naïf de certaines de mes peintures. Hablan Por La Espalda s’accorderait parfaitement avec certains de mes dessins plus vifs et spontanés. Enfin, dans un de mes comics, le personnage de Lucy dans Lucy the Confused Girl rape. Du coup, j’ajouterais bien une touche de Princess Nokia.

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